Une étude conjointe de The Okwelians et du Nkafu Policy Institute, menée dans les régions du Centre, du Sud et du Sud-Ouest du Cameroun, s’est intéressée à la gouvernance et à la promotion des droits des femmes évoluant dans le secteur informel, en particulier dans les filières du manioc et de l’horticulture.
Basée sur une enquête de terrain auprès de 142 femmes, cette étude met en évidence les nombreux défis auxquels ces actrices économiques font face dans un secteur qui regroupe près de 90 % des emplois au Cameroun, avec une représentation féminine de plus de 56 %, selon la troisième Enquête sur l’Emploi et le Secteur Informel (EESI).
Les résultats révèlent que les femmes engagées dans ces filières sont confrontées à plusieurs obstacles majeurs : un accès limité aux ressources productives et financières, un faible niveau de formalisation de leurs activités, des difficultés d’accès aux marchés et aux technologies modernes, ainsi que des barrières socioculturelles persistantes.
Pourtant, malgré ces contraintes, les filières du manioc et de l’horticulture présentent un potentiel significatif pour l’autonomisation des femmes et le développement économique local et national. À condition, toutefois, que des réformes appropriées soient mises en œuvre.
Cette note, qui propose une synthèse du rapport, formule des recommandations concrètes pour renforcer la gouvernance sectorielle et promouvoir une inclusion plus équitable des femmes dans ces chaînes de valeur stratégiques.





