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LES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ (FDS) AU SERVICE DU PEUPLE, POUR LA PRÉSERVATION DE LA PAIX SOCIALE ET DE LA COHÉSION NATIONALE, GAGE DE L’ÉMERGENCE DU CAMEROUN

OKWELIANS FELLOWS, PROMOTION 2022

Au lendemain des indépendances, en 1960, le peuple camerounais est confronté au besoin de bâtir une nation unie dans sa diversité. Ce besoin ardent de foi et d’unité[1] fut, le 20 mai 1972, l’élément déclencheur du passage par référendum d’un Etat fédéral à un Etat unitaire[2] et indivisible.

             Attaché à cet idéal d’unité, symbole de paix, le Chef de l’Etat, Chef des Forces armées[3], s’exprimait en ces termes : « Nous devons veiller à ce qu’aucune dérive du processus démocratique auquel (…) nous sommes profondément attachés ne vienne compromettre ni la stabilité de nos institutions, ni notre développement économique et social ni bien entendu notre sécurité. Notre armée a toujours su faire face à toutes les situations »[4]. Conscient de l’impossibilité d’un processus fructueux de développement sans paix,la question sécuritaire, en tant que préoccupation majeure de l’Etat, place les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), bras séculier du peuple, au premier rang dans sa mission régalienne de défense du territoire et de maintien de l’ordre.

Le thème de la fête de l’Unité 2022 ‘’Les forces de défense et de sécurité au service du peuple pour la préservation de la paix sociale, et de la cohésion nationale, gage de l’émergence du Cameroun’’, permettra de faire un synopsis sur l’identité des FDS en phase avec les idéaux de paix et de cohésion nationale d’une part et, aux côtés des populations pour l’émergence du Cameroun, d’autre part.

I- L’IDENTITÉ DES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ EN PHASE AVEC LES IDÉAUX DE PAIX SOCIALE ET DE COHÉSION NATIONALE

Classée 20e armée d’Afrique[1], avec un effectif de 40 000 Hommes, les FDS sont composées de camerounaises et de camerounais œuvrant ensemble pour le bien de la Nation[2]. Le but ultime étant la préservation de la paix sociale et la cohésion nationale[3].  Les FDS ont connu différentes mutations. Les dates clés de celles-ci correspondent aux réponses de l’Etat en matière de sécurité nationale et renvoient à des moments déterminants de l’histoire du pays. En effet, la constitution du 04 mars 1960[4], crée les forces armées et l’Ecole Militaire Interarmées du Cameroun (EMIA). En 1983, le nouveau Chef de l’Etat[5] initie une série de réformes. Les FDS sont subdivisées en 3 régions militaires et 3 régions de gendarmerie (Yaoundé, Douala et Garoua). Leur développement aboutira à la naissance en 1985 du Ministère de la défense en remplacement du Ministère des Forces armées.[6]

Véhicule Militaires présentés lors du défilé militaire (Source : https://stringfixer.com/fr/Cameroon_Armed_Forces )

        Les quatrième et cinquième Régions Militaires et de la gendarmerie ont été créées respectivement en 2014 à Maroua et 2018 à Bamenda pour répondre aux attaques récurrentes à l’Extrême-Nord, au Nord-Ouest et au Sud-Ouest.

        Plus spécifiquement, les FDS agissent de concert avec l’Etat pour : défendre la patrie ; consolider la paix et le développement ; réduire la capacité de nuisance des terroristes ; lutter contre la criminalité urbaine et rurale ; maintenir l’ordre public ; s’opposer aux tentatives d’atteinte à notre souveraineté et à l’intégrité de notre territoire ; participer à la constitution et la construction de l’Unité Nationale, ainsi qu’à l’édification de la nation camerounaisee.

Les FDS sont engagées à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun et se concentrent sur trois opérations principales. La première mission est la lutte contre la menace terroriste Boko Haram aux frontières avec le Tchad et le Nigéria. Entre 2000 et 2500 militaires sont également engagées au sein de la Force Multinationale Mixte (FMM) en lutte contre Boko Haram. La deuxième mission est le maintien de l’unité nationale et l’intégrité territoriale dans les Régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, en proie à des velléités séparatistes. Enfin, les troupes camerounaises interviennent dans des opérations avec la République Centrafricaine[3]. L’objectif du déploiement à la frontière centrafricaine est de protéger les populations camerounaises de la menace des milices armées et des rebelles centrafricains, notamment dans les régions de l’Est, l’Adamaoua et du Nord.[4] En janvier 2022, environ 750 militaires et 350 policiers étaient présents en République Centrafricaine pour un soutien au maintien de la paix au sein de la MINUSCA.[5]

        Le Général de Division René Claude MEKA, Chef d’Etat-Major des armées, note que l’implication du Cameroun au niveau de toutes ces instances dénote du souci de préserver la paix au niveau du pays, de la région Afrique Centrale et en Afrique ; la paix étant une précondition au développement.[6]

            Toutefois, la perception des FDS reste très mitigée[7]. L’égarement de certains hommes en tenue dans les exactions est heureusement réprimandé par la consécration de l’état de droit dans la pratique de la justice militaire[8]. Aussi, certains mettront plutôt en lumière l’héroïsme des réalisations des FDS au point d’y voir un élément d’expression de la fierté nationale[9].

            En effet, « dans le cadre des éléments de fierté nationale, 62,75% de la population accordent leur préférence aux symboles de l’Etat (…) ».  En considérant les symboles de l’Etat à savoir le drapeau, l’hymne national et les armoiries fièrement arborés par les FDS, la tenue militaire transcende les plus beaux costumes officiels. La prestance des FDS s’illustre dans cet apparat dualiste de fête, mais aussi de guerre. Le 20 mai, fête de l’Unité, est surtout le jour d’explosion et de célébration de la nationalité du peuple. Il leur est ainsi confié le haut du pavé, afin de préserver du haut de leurs bottes cirées, l’intégrité de notre chère patrie. La majesté de leurs pas sur le bitume du boulevard du 20 mai imprime la gravité de leurs sacrifices dans l’esprit des citoyens. Sous la discipline des rangs serrés, l’arsenal de guerre rappelle aussi au peuple le visage des horreurs dont elles se tuent à les préserver.  

            L’idéal de paix et cohésion nationale s’illustre dans la solidarité entre le peuple et les FDS. En témoignent la collaboration des comités de vigilance avec les FDS,[10] ainsi que le dialogue et à la médiation, permettant de réguler les rapports sociaux.[11]

            Le Cameroun s’engage pour le développement à travers sa stratégie nationale en faveur de la paix sociale et de la cohésion nationale.  Il convient de présenter dans quelle mesure les FDS s’impliquent aux côtés des populations pour l’émergence du Cameroun.

II- LES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ AUX CÔTÉS DES POPULATIONS POUR L’ÉMERGENCE DU CAMEROUN

Campagne de consultation et autre prise en charge sanitaire gratuites dispensées par le B.I.R à Nkambe dans le Nord- Ouest (source: Armee camerounaise, Twitter).

Dans le cadre du programme de transformation économique du Cameroun, posé par le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE)[1], suivi de la Stratégie Nationale de Développement (SND 30)[2] ; le Cameroun est à présent un vaste chantier économique, politique et social. Dans cet élan de construction nationale, la paix, définie comme une situation d’absence de conflits, est indispensable pour la stabilité économique et par ricochet, l’émergence[3].

         Le Cameroun s’inscrit durablement dans cette perspective de préservation de la paix sociale en tant que creuset du développement économique. Cette paix est menacée du fait de nombreux conflits aux sources endogènes et exogènes. A cet effet, les FDS sont mises à contribution pour assurer le maintien de l’ordre public. Le lien armée-nation est ainsi inhérent à la préservation de la paix et de la cohésion en vue de l’émergence du Cameroun. Les géo stratèges camerounais analysent ce lien comme une relation consubstantielle entre la nation et les forces de défense[4].

     En effet, l’action des FDS aux côtés des populations en vue de l’émergence est perceptible par les Opérations Militaires d’Influence (OMI) à l’instar des Actions Civilo-Militaires (ACM)[5] et PSYOPS (Opérations Psychologiques)[6]. En tant que socle du concept Armée-nation, les activités menées par les FDS au profit des populations participent à la consolidation de la paix et à la promotion du développement. Ces OMI peuvent être classées en deux catégories : les OMI permanentes et les OMI temporaires.

Le BIR qui fait des dons à Kribi. Source : Cameroon tribune

Les OMI permanentes concernent les ACM établies de façon définitive par l’armée au profit des populations. Il s’agit des infrastructures (hôpitaux militaires à Douala ; Garoua ; Maroua et Yaoundé ; des écoles publiques et des centres sociaux) construits et gérés par les FDS au profit des populations.

Les OMI temporaires concernent les actions ponctuelles des FDS pouvant résulter de situations de crises ou non. Il s’agit, des dons en matériels divers et des actions en faveur de l’éducation[1], de la santé[2] ainsi que les activités du génie militaire[3].

            Le progrès économique repose sur un socle de valeurs fondamentales, telles que le patriotisme, qui est menacé par de nombreuses dérives à l’instar de la corruption. Les FDS, reconnues pour leur sens de l’honneur, du travail et de la fidélité, œuvrent à la construction de l’identité nationale, par la culture du patriotisme et la promotion du respect de la hiérarchie et des institutions républicaines. A ce titre, le système éducatif, chargé de la formation des futurs acteurs de la destinée économique du Cameroun, emprunte à l’armée des usages tels que la solennelle levée des couleurs dans les établissements scolaires.

          En outre, les FDS protègent les ressources naturelles nationales de la menace contrebandière et permettent d’avoir des échanges d’informations et de produits commerciaux à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national. Le maintien de la paix et de la sécurité sociale est un atout pour le développement du tourisme. Les FDS soutiennent les initiatives culturelles, par le déploiement des forces de police pour la protection des civils et des autorités durant les manifestations publiques (Coupe d’Afrique des Nations en 2022).

         Enfin, on observe une ouverture des FDS à la nation à travers l’organisation de journées portes ouvertes[4], la digitalisation des services de l’armée[5], l’appui aux initiatives entrepreneuriales jeunes en matière d’innovation numérique et d’intelligence artificielle relative notamment à la lutte contre la cybercriminalité[6] et la commande publique de solutions de surveillance[7] élaborées par des jeunes Camerounais[8].

Levée des couleurs dans un établissement scolaire. Souce : Cameroon Tribune.

Au demeurant, les difficultés rencontrées lors des crises multiformes par les FDS n’entachent pas la recherche d’une étroite collaboration entre celles-ci et le peuple. Elles sont garantes de la protection de la souveraineté, du territoire et de la population : éléments constitutifs de l’Etat. La cohésion entre les FDS et la population est essentielle pour préserver la paix et faire du Cameroun, un pays émergent. Les Forces armées et le peuple sont les organes vitaux du corps national ; ils sont interdépendants pour atteindre des objectifs de développement économiques, sociaux et environnementaux. Aussi, à travers l’harmonie entre l’identité nationale, les différents idéaux patriotiques et leur communauté de valeurs, les Forces de Défense et de Sécurité et la Nation participent au don d’amour et du grand honneur à la chère Patrie, notre terre chérie !


[1]  https://www.cameroon-tribune.cm/article.html/32554/en.html/actions-civilo-militaires-larmee-toujours-presente

[2]  https://www.cameroon-tribune.cm/article.html/47094/fr.html/action-civilo-militaire-du-bir-167-malades-retrouvent-la

[3] Voir,  https://www.cameroon-tribune.cm/article.html/40626/fr.html/infrastructures-la-touche-du-genie-militaire . De plus, dans le cadre de la mise en œuvre de la SND 30, un cadre de réflexion de l’armée sur l’apport du génie militaire au service de l’industrialisation du Cameroun. Cf. https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0904-96536-l-armee-camerounaise-etudie-les-possibilites-d-une-plus-grande-participation-a-l-industrialisation-du-pays

[4] https://www.cameroon-tribune.cm/article.html/19006/en.html/fete-nationale-lunite-mindef-organise-journees-portes-ouvertes

[5]https://www.facebook.com/mindefcm/?hc_ref=ARRoNVAsxY0-K1aOktAKz__rgoArBwU6kQ-zSF28LEGw9hlFAf5CRuHJUs2Onu2Qmyw&fref=nf&__xts__[0]=68.ARAv1Wf1rYinUasfeJKwrUT_KeDh0X-ww2A5TXp0mOri-zI7HE4fb-mugucXqYY_3sgeVz_tATARno4wqdTiKlAQNsrklGAJWQQfhpFlR_QhGJBX0Vwvua_DxNSNg5d6IQzLsV86kKYc8I-0BqrVItHEzueFBTz7zAPuzUkW_s4NYVghcM5C7lxF5jqcNPSbEymF0odQej5Cgpsxhtawxbmrfi1OGreNje3QPruA1Y7i7PUygoqxdZuRYKjMf6i2wuFKjr8fj4pVdrit197ee-px9Ss47F9kl7KdV6N-SpMu35mOJTCu5w

[6]  https://www.journalducameroun.com/salon-secupol-promotion-de-lintelligence-artificielle-pour-la-securite-en-afrique-centrale/

[7]  https://www.voaafrique.com/a/cameroundeveloppe-ses-propres-drones/4260019.html

[8]  https://www.crtv.cm/2019/03/salon-secupol-le-securite-en-debat-a-yaounde/


[1]  https://www.cameroon-tribune.cm/article.html/32554/en.html/actions-civilo-militaires-larmee-toujours-presente

[2]  https://www.cameroon-tribune.cm/article.html/47094/fr.html/action-civilo-militaire-du-bir-167-malades-retrouvent-la

[3] Voir,  https://www.cameroon-tribune.cm/article.html/40626/fr.html/infrastructures-la-touche-du-genie-militaire . De plus, dans le cadre de la mise en œuvre de la SND 30, un cadre de réflexion de l’armée sur l’apport du génie militaire au service de l’industrialisation du Cameroun. Cf. https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0904-96536-l-armee-camerounaise-etudie-les-possibilites-d-une-plus-grande-participation-a-l-industrialisation-du-pays


[1] Le DSCE 2010-2020, a été adopté en 2009 comme première phase de la vision de développement à long terme du Cameroun.

[2] Présentée officiellement en novembre 2020, la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 est la déclinaison décennale de la deuxième phase de la Vision, qui ambitionne de faire du Cameroun, « un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité » à l’horizon 2035.

[3] Dominique Strauss Khan – ancien Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI), dans son discours du 23 octobre 2009 à Oslo s’exprimait sur la relation paix et développement économique en ces termes. « Je souhaiterais parler plutôt d’un autre sujet important : la relation entre la stabilité économique et la paix. Je crois intimement que l’une et l’autre sont étroitement liées. Si on perd l’une, on perdra probablement l’autre. La paix est indispensable au commerce, à une croissance économique soutenue et à la prospérité ».

[4] Le Professeur NTUDA EBODE, parlant du concept de défense nationale, ajouta que la mission fondamentale de l’armée dans l’édification de la nation camerounaise est « de prévenir le corps social de toutes les menaces contre le patrimoine reçu et d’extirper de la nation les germes susceptibles de porter atteinte à sa volonté de vivre-ensemble ». http://www.irenees.net/bdf_fiche-documentation-642_fr.html

[5]  http://www.irenees.net/bdf_fiche-analyse-1_fr.html      

[6] https://issafrica.org/fr/iss-today/le-suivi-post-traumatique-est-necessaire-a-la-reinsertion-des-anciens-terroristes


[1] Le corps des Sapeurs-Pompiers est créé la même année que la tragédie du Lac Nyos

https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_du_lac_Nyos

[2]  https://www.osidimbea.cm/institutions/presidence/gp/

[3] Cette Opération Militaire Extérieure (OPEX) des FDS est un apport dans l’architecture de la paix et de la sécurité collective en Afrique Centrale,

https://www.agora-parl.org/sites/default/files/agora-documents/mettre_en_oeuvre_larchitecture_de_paix_et_de_securite_lafrique_centrale.pdf

[4]  https://www.cia.gov/the-world-factbook/countries/cameroon/#military-and-security

[5]  https://www.voanews.com/a/cameroon-deploys-troops-to-car-border-to-stop-rebel-abductions/6535583.html

[6] http://www.irenees.net/bdf_fiche-documentation-642_fr.html

[7] L’enquête afro baromètre montre que 62 % des citoyens des régions anglophones n’ont pas du tout confiance dans l’armée, contre 13 % des citoyens des régions francophones. L’écart était plus faible en 2015, puisque 23 % des anglophones et 11 % des francophones n’avaient aucune confiance en l’armée. Voir, Afro baromètre, Dépêche No. 283 du 11 mars 2019, https://afrobarometer.org/sites/default/files/publications/D%C3%A9p%C3%AAches/ab_r7_dispatchno283_divisions_anglo_francophones_saggravent_au_cameroun.pdf

[8] Voir, Loi N° 2017/012 du 12 Juillet 2017 portant Code de justice militaire en République du Cameroun. C’est ainsi que le 21 septembre 2020, une décision de justice de cette instance, condamnait des militaires ayant commis des exactions, à 10 ans de prison notamment pour le meurtre de civils. Voir https://www.hrw.org/fr/news/2020/09/23/cameroun-des-militaires-condamnes-10-ans-de-prison-pour-le-meurtre-de-civils

[9] Cf. Perspective sur la cohésion sociale, la transformation économique et la gouvernance publique au Cameroun, 2020, The Okwelians, BP 1770, Douala-Cameroun. PP.74. P. 32.

[10] L’armée s’est appuyée sur plus de 14 000 « comités de vigilance » (groupes d’autodéfense communautaires) Voir,https://www.hrw.org/fr/news/2021/04/05/cameroun-les-attaques-de-boko-haram-sintensifient-dans-la-region-de-lextreme-nord

[11] En effet, la création des commissariats et des postes de polices, permet aux populations de régler pacifiquement leurs différends, dans le respect des droits de l’homme.


[1] Voir, L’index des Forces armées dans le monde du Global Fire power (GFP) qui depuis 2006, fourni un affichage analytique unique de données concernant 142 puissances militaires modernes. Cf. https://www.globalfirepower.com/countries-listing-africa.php

[2] En effet, la constitution de l’armée est représentative de l’équilibre régional, et est avec le peuple, le symbole humain de l’unité et du vivre ensemble. L’identité des individualités la constituant, n’est ni fonction de religion, d’ethnie, de langue, de genre, ni de sensibilités politique.

[3] Pendant que, la paix sociale est atteinte lorsque les individus entretiennent une relation solide avec l’État et d’autres groupes communautaires, et qu’ils sont convaincus que les décisions de l’État sont prises de manière équitable, même s’ils n’en bénéficient pas directement ; la cohésion nationale quant à elle, repose sur le fait que les sociétés et les individus ne peuvent réaliser leur potentiel qu’en vivant et en travaillant ensemble. Voir, article Peaceful Change Initiative, https://peacefulchange.org/wp-content/uploads/2022/04/PCi_SPLD_Online.pdf)

[4]  https://mjp.univ-perp.fr/constit/cm1960.htm

[5] https://www.prc.cm/fr/le-president/biographie

[6]  https://www.osidimbea.cm/institutions/gouvernement/defense/


[1] Hymne national du Cameroun, « Ô Cameroun Berceau de nos ancêtres ».

[2]  https://mjp.univ-perp.fr/constit/cm1984.htm

[3] Chef de l’Etat, élu au suffrage universel direct par le peuple et consacré Chef des Forces arméesau sens du préambule de la Loi constitutionnelle du 18 janvier 1996.

[4] S.E Paul BIYA, Discours adressé à la nation Camerounaise le 20 Mai 2009.

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ADVOCACY NOTE FOR A RENEWED SOCIAL PACT IN CAMEROON: OUR COMMON FUTURE TO REINVENT

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NOTE DE PLAIDOYER POUR UN PACTE SOCIAL RENOUVELE AU CAMEROUN

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PERSPECTIVES D’OPTIMISATION
SUR LES NOUVEAUX AXES DE
COOPERATION ECONOMIQUE ENTRE
L’AFRIQUE ET L’EUROPE

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VILLES DURABLES, ÉCONOMIE CIRCULAIRE ET TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : LE CAMEROUN FACE AUX ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT ET DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

Par Jean–Théo Bumtjé, Consultant en stratégies et conseil politique, Diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration (France)

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AU CAMEROUN COMME AILLEURS, GOUVERNER C’EST DIALOGUER

Source :

https://www.jeuneafrique.com/1210304/politique/au-cameroun-comme-ailleurs-gouverner-cest-dialoguer/

04 août 2021 à 15h23 |

Mis à jour le 09 août 2021 à 09h45

Par Jacques Jonathan Nyemb

Avocat d’affaires, président du Think do Tank The Okwelians, membre du conseil d’administration du Gicam.

Le président camerounais Ahmadou Ahidjo dans les années 1960. © AFP

Deux autres périodes majeures de l’histoire du pays ont elles aussi engendré l’ouverture de dialogues visant à apaiser les tensions au sein de la société. D’abord, à la grande époque des conférences nationales souveraines, la fronde sociale conduite par des formations politiques et des organisations de la société civile, a abouti à la tenue de la tripartite (gouvernement-opposition-société civile) de 1991. Ensuite, la guerre intestine dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a débouché en 2019 sur le Grand Dialogue national.

© DR

Parole contestée

Pourtant, aujourd’hui, il faut bien se rendre à l’évidence que les gains escomptés de ces diverses assises se font toujours attendre. Au fil des décennies, la cohésion sociale s’est érodée, tant et si bien que la paix, que les dirigeants du pays ont toujours considérée comme immuable, est désormais en péril, minée par une crise protéiforme. La transformation économique est elle aussi en panne et la gouvernance publique cristallise les mécontentements.

Décideurs publics et privés se livrent à un véritable dialogue de sourds

En toile de fond : une crise de la parole. Nul ne peut le nier, la légitimité de la parole, tant celle des gouvernants que celle des gouvernés, est contestée. Au quotidien, décideurs publics et privés se livrent à un véritable dialogue de sourds. Dès lors, réhabiliter le dialogue est la seule voie susceptible de catalyser à nouveau les énergies et de libérer le génie créatif des Camerounais. Un tel dialogue, franc et inclusif, permettra d’évacuer les frustrations enfouies en chaque citoyen.

Dans de nombreux pays africains, la résolution des grandes crises se fonde prioritairement sur la mise en place d’espaces de dialogue collectif susceptibles de réhabiliter la dignité des peuples, de recréer la confiance et de relancer la collaboration. Cela s’est vérifié avec l’Instance équité et réconciliation au Maroc, la Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud, la Commission dialogue, vérité et réconciliation en Côte d’Ivoire ou encore les Gacaca au Rwanda.

Le Cameroun ne saurait faire exception ; d’autant qu’il peut très bien s’inspirer d’un mode de gouvernance éprouvé par nos sociétés : la palabre. En effet, ancrée dans nos lois fondamentales ancestrales comme la Charte du Mbok et nos pratiques culturelles traditionnelles, la palabre reste particulièrement pertinente dans les sociétés où le consensus prime sur la loi du vote. Or il n’y a pas de consensus sans dialogue.

Rompre avec l’unilatéralité

Lors d’une réunion en vue du lancement de la conférence de Foumban, le 17 juillet 1961. © DR

En tout état de cause, mieux vaut ne pas attendre que surviennent des drames inextricables pour envisager la création de ces espaces de dialogue dont l’efficacité semble avérée. D’ores et déjà, État et société civile peuvent encourager la mise sur pied de nouveaux cadres de concertation à plusieurs niveaux impliquant des acteurs multiples ainsi que l’ensemble des forces vives du pays. Ce n’est qu’à ce prix qu’une réconciliation véritable sera possible et que seront restaurées la paix, la justice et la prospérité.

Favoriser l’éclosion d’une véritable plateforme permanente et efficace de dialogue entre l’État et le secteur privé

Il devient donc urgent non seulement de rompre avec l’unilatéralité des prises de décision publique mais surtout de passer de l’événementiel à l’institutionnel, du conjoncturel au structurel et du ponctuel au permanent dans notre approche du dialogue. Seule une telle démarche permettra un dialogue inclusif, concerté et, in fine, consensuel. Publiée en octobre dernier par notre Think Do Tank, notre étude « Perspectives sur la cohésion sociale, la transformation économique et la gouvernance au Cameroun » offre des pistes intéressantes à explorer tant sur les plans politique et économique que social.

Ainsi, sur le plan politique, on peut regretter l’absence de véritable plateforme de dialogue entre l’État et la société civile au Cameroun. Pour rappel, un pays comme le Burkina Faso s’est doté d’un cadre, présidé par le chef de l’État, permettant cette concertation. De la même manière, au niveau local, la concertation doit être encouragée. Des cadres communaux pourraient ainsi être envisagés afin d’associer les citoyens à la gestion des affaires de la commune.

Sur le plan économique, l’opérationnalisation du Conseil économique et social reste une priorité afin de permettre un véritable dialogue entre les acteurs économiques et sociaux clés de notre pays. Aussi, le Cameroon Business Forum mériterait de faire l’objet d’une refonte afin de favoriser l’éclosion d’une véritable plateforme permanente et efficace de dialogue entre l’État et le secteur privé. À ce sujet, il serait intéressant d’étudier la proposition du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) de mettre sur pied un Cameroon Business Council et de la concrétiser.

Les arbres à palabres, de véritables « agora »

Sur le plan social enfin, la tenue des états généraux annoncés depuis plus d’une décennie dans divers secteurs, notamment ceux de la santé et de l’éducation, devient urgente pour réactiver les échanges au sein de différentes catégories socioprofessionnelles. De même, une véritable culture du dialogue doit renaître au sein de toutes les couches de la population avec la promotion et la vulgarisation d’arbres à palabres, véritables « agora » ancrées dans les territoires urbains et ruraux pour permettre aux citoyennes et citoyens de débattre physiquement et/ou virtuellement des « affaires de la cité » et, partant, de créer une véritable culture du débat public au Cameroun.

Les grands défis locaux, nationaux, sous-régionaux, continentaux et internationaux de notre époque obligeront inévitablement nos sociétés à se réinventer et à changer de paradigme pour évoluer vers une gouvernance politique, économique et sociale plus participative, plus juste et plus responsable. Au cours de cette année 2021 et à la faveur de la célébration du soixantenaire de la conférence de Foumban, le Cameroun a l’opportunité de prendre les devants et d’être à l’avant-garde, en puisant dans son passé pour réinventer l’avenir de la gouvernance, une gouvernance par le dialogue et un dialogue vivant. Dialoguons encore et toujours, mais mieux et efficacement !

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WOMEN VULNERABILITY AND RESILIENCE IN THE SAHEL

Betseto Bobeto Bertrand, 2021 Okwelians Fellow

May 2021, Woman selling fowls at the market of Karewa, North Cameroon

In its African Gender Equality Index produced in 2015, the AfDB presented the results of statistical surveys on gender issues in Africa. This document was also the place to propose 8 axes on which the countries of the continent should work in order to reduce the gender gap in the following 3 points: economic opportunities, human development, and laws and institutions. In this ranking, Cameroon is part of the bottom third of the list occupying the 40th place out of 52. According to this report, the country needs to improve its performance in terms of institutional representation and access to education. Even though there is are slight changes in the 2019 report[1] and is confirmed by other development indices such as that of the United Nations Development Programme[2]. Although the situation seems to be very critical, the country has made significant progress in the regional and global stage with the country ranked at the 96th position of the 2021 GGG Index of the World Economic Forum before Ethopia, Egypt, Ghana and Côte d’Ivoire[3]; there is more to do locally especially with the women in the northern region of Cameroon.

The North of the country, populated by a majority of patriarchal ethnic groups, has been designated as a Priority Education Zone by the Cameroonian Government. Gender issues are more precarious in those regions than in the rest of the country. The young girl in the North has difficulty gaining access to education, is sent off to an early marriage or is stopped in her tracks by an early pregnancy. And even if she manages to overcome all of these obstacles, social constraints soon drag her down or at least maintain the status quo ante[4], weakening her and imposing a formal ban on her dreams because she is subject to economic, psychological and even physical pressure from her legal guardians or close relatives. And ultimately, frightened and even complicit silence of those around them only perpetuates this dehumanisation of being weakened and relegated to the background of life in society.

Women in the Sahel are invisible. In a society ruled mainly by ultra-patriarchal rules, they are hardly perceptible and weigh little in the balance of the enjoyment of economic, human and institutional opportunities.

The acquisition, possession and sometimes even the simple use of property are a real luxury for the Sahelian women who are not entitled to their deceased fathers’ inheritance because « girls are made to get married ». And according to this logic, they no longer belong to their natural families, but to those of their husbands, who then become masters of everything they own. Thus, to prevent a family’s assets from being dispersed, it is practically impossible for them to have access to the land and real estate of the deceased.

The pattern is not so different when it comes to entrepreneurship and small-scale trade. A tour of the periodic and rural markets shows that there is a strong presence of women who are either buying and reselling basic commodities or producing and reselling market garden produce, small-scale livestock and subsistence farming, or even traditional brewery production. Although they are at the forefront, they enjoy very little entrepreneurial impetus, which most often results in the management of basic household needs on a day-to-day basis without any real long-term investment plan. This is when the husband, father or legal guardian does not take over the hard-earned financial benefits.

The perception of women and issues affecting their development as human beings must also take into account factors such as education, sexual and reproductive health, early, child and forced marriages and gender-based violence in general. Even though the schooling rate of young girls is low in Cameroon with a 13 points gap to be filled at the level of basic education[5], an additional effort must be made in the northern regions of the country that occupy the last places in the ranking[6]. In fact, the higher the level, the fewer girls are found in schools. They progressively leave classrooms for delivery rooms and/or for households at an early age.This is due to certain prejudices such as those who say that school « spoils » girls or those who stipulate that an educated woman will not make a submissive wife.

This almost systematic removal of women from society is also perceptible in politics. Although women are the main base from which politicians draw their legitimacy, because of their statistical weight, they are hardly ever elected. Most of the time, they play an ornamental, decorative and figurative role, just good to cheer and sing during political rallies. Women’s political participation relies more on « followingism » than on a decided and assumed leadership, reflecting a strongly masculinised conception of power in general and of political power in particular.

And yet the government and the elites would benefit from investing in women, because even without significant means, they hold a whole system in their hands. By giving birth to them, feeding them and educating them. Far from militant and passionate considerations, women are really at the heart of our societies and at the heart of the change and hollistic transformation of their communities. Interestingly, it has been said that the place of women are in the kitchen. The objective of this affirmation was to keep ladies out of the decision making place, here represented by the living room or the Palaver tree where only men are allowed to make their voices heard. Truth is that, women’s place is not only in the kitchen, but in the inner kitchen of development.  Their capacities for resilience and adaptation must be role models for decision-makers to build on in order to create public policies and initiatives that will decisively launch the Sahelian community on the path of development and Cameroon’s much desired emergence.

Is it not on this silent, delicate and obstinate leadership of women that the solution to the resilience equation of our societies lies? Isn’t it said that what woman wants, God wants too? Perhaps it is time to reconsider our cultural values (eroded by a falsified history in conjunction with a misogynistic globalisation) that has been too poorly embraced, in order to restore women to their rightful place in our contemporary societies, as it was the case in Africa in the past. One interesting case-study is the dispositions of Manden Charter proclaimed in Kurukan Fuga in 1235. Considered as the first ever decreed Human right Charter, this document has interesting contents for women participation in the decision making process. For example, it stipulates: “Women, apart from their everyday occupations, should be associated with all our management”[7]. Nkwame Nkrumah said it so well: « It is clear that we must find an African solution to our problems (…) », and one of those problems is the restauration of women at the heart of our societies.


[1] https://www.afdb.org/en/documents/africa-gender-index-report-2019-analytical-report

[2]Human Development Indices and Indicators 2018 Statistical Update, PNUD

[3]http://www3.weforum.org/docs/WEF_GGGR_2021.pdf

[4] Mokam, David. (2012). Les chemins d’émancipation de la femme sahélienne camerounaise. 18. 61-81.

[5] https://www.voaafrique.com/a/scolarisation-des-jeunes-filles-encore-des-efforts-%C3%A0-fournir-au-cameroun/5475420.html

[6] http://www.bucrep.cm/index.php/fr/recensements/3eme-rgph/resultats/47-3eme-rgph/volume-ii–analyses-thematiques/126-resume-scolarisation-alphabetisation-instruction

[7] https://ambamali.ca/kouroukan-fouga/

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HOW DO WE MAKE ENVIRONMENTALISM A PRIORITY IN OUR AFRICAN ECONOMY?

By Fontoh Desmond Abinwi, Okwelians Fellow 2021

The goal of life is living in agreement with nature.”
— Zeno ~ 450 BC (from Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers).

The pandemic has offered a great potential of reset, rethinking, and improving conditions needed to encourage environmentalism as a priority in our African economy.  Backtracking , reflecting, connecting, and acting together as a unified force will make our planet a safe space for all.   Promote Environmentalism.

Reflection: The planet is home to multiple groups of plants and animals that live on land, in the water, and up in the air, yet we all manage and struggle to live harmoniously most of the time. Regrettably, the beauty of nature is slowly fading as human activities continue to wreak havoc on the environment. Making environmentalism a priority in our current economy is now unavoidable.

The Concept of Environmentalism is used as a general term to refer to concerns for the environment and particularly actions or advocacy to limit negative human impacts on the environment.[i] Usually, the links between environmentalism and the economy are manifold: the environment provides resources to the economy and acts as a sink for emissions and waste. In the concept of environmentalism and economy, natural resources are essential inputs for production in many sectors, while production and consumption also lead to pollution and other pressures on the environment. Poor environmental quality, in turn, affects economic growth and well-being by lowering the quantity and quality of resources or due to health impacts, etc.[ii]


Further, many countries all over the world are experiencing rapid urbanization. Technology is also a big part of our lives and economy, which is not always environment-friendly. It’s the main reason why making environmentalism a priority, has arrived quite earlier than expected because the planet is changing at a rate never seen in the past. The population has also exploded exponentially. Several billions of people compete for the world’s natural resources that are sadly finite. The time will come when we’ll run out of non-renewable energy sources and live in an inhospitable planet and economy that will make daily living doubly more challenging.


Most progressive countries use fossil fuels because they are convenient to use but there are other renewable sources such as Wind energy, Geothermal energy, Solar energy, Biomass energy, and Hydropower which we can also tap into that won’t harm the environment. Not only are they safe to use, but they are also sustainable. The environment should not always suffer for the sake of economic prosperity but one sector can’t do it all alone.

 
In this context, making environmentalism a priority in our current economy is more than necessary to ensure a sustainable and green economy. Before moving forward, it is worth noting that you can live without food for a while but you cannot live even a minute without clean air and water. Awareness about environmentalism is an essential feature of a proper life today. We must continue to create consciousness about the environment and teach it at school and college levels[iii]. Governments, private institutions, civil societies, and individuals should take new measures to make environmentalism a priority, set sustainability goals and solemn pledges for a safer environment. Major stakeholders should always adopt integrated, participatory, and down-top approaches in decision making and policy implementation, promoting youth advocacy and making their voices heard. Further, encouraging good governance, environmental education, and indigenous knowledge in environmentalism solutions must be made a priority. Inclusive and collaborative action will continue to trigger conscious behaviors in environmentalism locally and globally.


The solution: Promoting Environmental education in school curriculums is necessary, this will permit young kids to grow up with the spirit of Environmentalism and constantly applying these teachings in all sectors especially the economic sector. Their conscious behavior should be transformed to promote change and live with the spirit of Environmentalism. In the present day, environmentalism plays a great role in economic growth.  Public and private sectors need to adapt and strengthen their efforts to encourage collaboration and a unified thought as the damage is already extensive, and we need all the help we can get to turn things around for the better. According, to (EnvEco studies 2018), it was estimated that collaborative economies can save up to 7% of household budget spending and reduce waste by 20% if the market operates under favorable conditions.


The employment effects of making environmentalism a priority in economies also have a positive outcome on the overall economy. Environmentalism measures often promote labor-intensive sectors and replace imports with domestic value-added, the net employment results of environmentalism are often also positive. Various studies have shown that ambitious environmentalism targets can create more jobs, for example, due to the expansion of renewable energy or efforts to increase energy efficiency. Measures to increase (raw) material efficiency can also have significant positive employment consequences. Also, Investments in integrated environmental technologies and efficiency measures can generally lead to many cost savings at the operational level.


 Again, strengthening environmental policies and good governance can curb the negative feedback from the economy on the environment and vice-versa. How effective and transformative the environmental policies and good governance are, and whether they generate a net benefit or a net cost to society is the subject of much debate and depends on the way they are designed and implemented. Environmental policies can contribute to a structural shift in economies thereby promoting growth and jobs associated with cleaner, more efficient products, services, and processes. Lastly, cost-effective policy interventions could be adopted in the short and medium terms to support sustainable development goals.

Thus, to conclude, “Earth provides enough to satisfy every man’s need, but not every man’s greed.” Together we can make our dream of environmentalism a reality and stand in a unifying voice to serve Mother Nature. Change starts with you, always think locally and act globally.

Sources:

https://www.umweltbundesamt.de/en/economy-environment

https://link.springer.com/article/10.1007/s10640-020-00493-2

https://www.oecd.org/economy/greeneco/global-forum-on-environment-2016.htm

https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/6700

https://www.eea.europa.eu/soer/2010/synthesis/synthesis/chapter8.xhtml

https://ec.europa.eu/environment/enveco/studies.htm

https://www.pnas.org/content/116/12/5233


[i] (Science Direct 2018).

[ii] (OECD 2016).

[iii] (Economictimes2015).

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THE STATE OF TECHNOLOGY IN THE AGRICULTURAL SECTOR IN CAMEROON

By Massoma Haddison, Okwelians Fellow 2021

In the past century there has been a great advancement in technology worldwide which has led to the transformation of the agricultural industry in many nations of the world. Africa has not yet harnessed up to half of its potential in the agricultural sector. The coming of COVID-19 has further exposed the vulnerability of our agricultural sector by showing how dependent Africa in general and Cameroon in particular are on food imports. ”From 2016 to 2018 Africa imported about 85% of its food from outside the continent, leading to an annual food import bill of $35 billion”(UNCTAD)[1].  With the changes in technology, population growth and the pandemic, perspectives have been changed and our nation is now compelled to take a more critical look at this very important sector.

Agriculture represents a major component of the structural transformation of the Cameroonian economy. Indeed, the increase in agricultural productivity should have a positive impact on industrial sectors, particularly agro-industry.[2] The agricultural sector in Cameroon accounted for 42.87% of total employment in 2020 according to world bank statistics and represents more than half of the country’s exports[3]. Cameroon has about 70% arable land which is still unexploited, and the industry is currently unable to meet production targets for major export products such as palm oil and cocoa. Between 2014 and 2018, the volume of yearly cocoa production in Cameroon rose from 281,000 tons to 336,000, but “the ministry of agriculture writes, ‘the target of 600,000 tons by 2020 will probably not be met.’”[4]  In this current state of excess demand which is growing exponentially, there is evidence of a greater need for technological integration in order to boost productivity to meet up with the unfed and rising demand.

Population growth, an emerging middle class and urbanisation constantly increase the demand for agricultural products with more people buying rather than cultivating their own food. And with economic expansion comes higher purchasing power. There is a need for a more efficient food production process that reduces wastage at all stages of the agricultural value chain and enables farmers to increase yields. Access to technology also brings more awareness to diet variety as the population is more conscious of healthier food choices. With Africa being expected to double its population by 2050,[5] there is a greater necessity for players in the agricultural sector to harness new and existing technologies to foster the production qualities and capacities required to meet up with the current and exponentially growing demand. Technological innovations and digitization offer an opportunity to boost transformation of Cameroonian agriculture.

Technological advancement and integration make available various solutions, including…

Mobile apps that provide the simplest services, such as text messages to deliver economic advice to small holder farmers, to more complicated solutions like plant scanners that determine plant health and identify disease. Precision Agriculture or smart farming is based on the use of advanced technology in the management of crops to increase output without compromising quality. Drone technology to monitor farms. In agriculture, an important use for drones is thermal imaging. Multi-spectral sensors are mounted on a drone, which gives farmers a valuable picture of how their crops perform. These sensors allow a farmer to precisely apply needed water, fertilizers, or pesticides only where they are needed instead of applying the same amounts across the entire field.[6]Further, smart irrigation allows for monitoring soil moisture levels, automating irrigation processes, reducing water use and more efficient consumption of resources. Farmers networks that give local farmers access to quality resources and to a broad market, thus fostering productivity and sales.

Logistic issues like appropriate packaging; automation; continuity of supply; and consideration of weather, road, and container conditions are now tackled by new tech-based companies that enable harvesters to transport and store their harvest in the best conditions, thus minimizing waste.[7]

Some start-ups across Africa are providing technology-based solutions for the sector:

A Cameroonian company helps farmers fight crop diseases using artificial intelligence in an application that diagnoses the diseases through images. This helps curb loses due to plant disease and enables farmers to maximize their output.

A Kenyan agri-tech company installs green houses for farmers and provides them with modern farming solutions that increase crop and farmer’s efficiency.

There is an agri-tech company that provides data to farmers to maximise efficiency in various parts of the value chain, enabling them to make more money from their produce.

A Cameroonian agri-tech enterprise leverages technology to improve cocoa production and quality.

Further, there is a Cameroonian agri-tech company that specializes in aquaponics which is a field of modern agriculture focused on producing fish and vegetables without chemical fertilizers[8]

These start-ups among many others are making available solutions for problems faced all along the value chain. We can now monitor water content, soil quality, crop health and fertilizers using satellite data. Machine learning, automation and sensors have increased precision in operations. Farmers are more connected to financial services, unlimited information, data services, partners and the market through mobile applications.[9]

Notwithstanding all of these opportunities, local farmers, who account for approximately 75% of the actors in the sector, do not have access to such technology because they are generally small-holder rural farmers who have limited literacy and are unable to afford basic technological products and services. Furthermore, there is a lack of infrastructure that leaves a great percentage of the industry lagging behind while the country aims for exponential advancement.

While there are a few industrial challenges, there is an evolving trend of digitalization of farming systems, related services and information which has gotten young people more interested in the sector. This interest can be transformed into very rich investments of finance and labour.[10]

What is the way forward?

Our government actively contributes to the growth of the agricultural sector, and remarkable progress is being made. Firstly, knowledge is the bedrock for everything great. Thus, to begin the transformation of this sector, a lot of investment has to be put into educating actors in the various levels of the value chain. This will enable them to broaden their knowledge and open their minds to new possibilities.

Secondly, with trust and accountability being major issues for both local and foreign investors, systems could be put in place to keep record of farms and landowners in a database that is easily accessible. Following this, the government and private sector would be able to practice “precision investment” like precision farming.

These government-led actions, followed by private sector involvement, will give us access to more information about this industry, including what fertile and unused land to exploit;  the most compatible crops, resources and activities to carry out; the most suitable investors/investments for such activities; ways to maximize output from current activities; innovation with technology-based solutions in the industry; and finally  how to gain a greater market share for our economy.

Our untapped resources coupled with growing digital technology unlock enormous potential for all stakeholders to boost efficiency of food production and consumption in Cameroon and in Africa. From top-grade seedlings to precision farming, sensor technology, vertical farming, drones, crop health applications, transportation and logistics, these solutions all along the value chain could yield major economic benefits. This has the potential to make our nation a super producer in the agricultural sector. /-




[1] https://unctad.org/news/covid-19-threat-food-security-africa

[2] SND30,3.2n129

[3] https://data.worldbank.org/indicator/SL.AGR.EMPL.FE.ZS?locations=CM&view=chart

[4] https://www.businessincameroon.com/tags/agriculture

[5] https://theconversation.com/why-africa-offers-growing-opportunities-for-agricultural-products-45718

[6] https://www.agritechtomorrow.com/article/2017/08/how-do-drones-help-farmers/10153/

[7] https://agfundernews.com/no-more-rotten-tomatoes-improving-agricultural-logistics-through-technology.html

[8] https://www.nanalyze.com/2019/02/agtech-startups-africa/

[9] .https://www.brookings.edu/research/the-fourth-industrial-revolution-and-digitization-will-transform-africa-into-a-global-powerhouse/

[10]https://www.appsafrica.com/5-agritech-startups-helping-farmers-across-the-continent/

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AU COMMENCEMENT ÉTAIT L’ÉCOUTE

Par SadraK Pondi

Dieu était l’Écoute et l’Écoute était Dieu. 
Tout ce que l’on a fait de bon a été fait pour elle grâce à elle.

Depuis la découverte de plantes médicinales, jusqu’aux sublimes recettes de cuisines.

L’Écoute des éléments et des forces qui se manifestent dans la nature a instruit l’Homme en mouvement. 

Parce qu’elle exige un certain sens du sacrifice et de la retenue, l’Écoute a quelque chose d’héroïque et de romantique.  

Au premier jour du monde déjà elle savait ce qu’elle voulait. Accueillir les subtilités, toutes les subtilités musicales du verbe Être.

 À ce jour, elle a offert toutes sortes de chances aux verbes. Tous les verbes de toutes les langues. 

Tous les groupes. 

9ème,

8ème,

7ème,

6ème,

5ème,

4ème,

3ème,

2ème,

1er groupe. 

Verbes noirs, blancs. 

Bamis. Bétis. Bassas.

Nordistes, sudistes, ouesstistes, centristes, esstistes. 

C’est connu de tous ceux qui ont l’oreille fine.

 L’Écoute a révélé des trucs de ouf à tous les verbes qui se respectent. À vrai dire, elle flirte avec peu de gens.

L’écoute profonde,

 elle est rare. 

C’est un passe temps pour grands patients.

Écouter les arbres.

Écouter les animaux.

 Écouter le souffle du monde. 

Écouter la mélodie de l’eau le matin à l’heure du bain.

Entendre ce que disent les joies qu’elle procure. 

Écouter les cailloux, écouter les pierres.

Bien sûr, y a pas que les politiciens et les journalistes qui ont beaucoup à dire. 

les roches aussi ont un programme politique, un programme poétique prospère.  

Dans la nature tout dit quelque chose.

Tout s’exprime. 


Celles qui savourent

l’Écoute sont les confidentes aimées des diseuses et des diseurs infatigables que sont les grandes vies et les vies minuscules qui grouillent partout en nous, partout autour de nous.

  Ceux qui aiment écouter sont les confidents des éléments moteurs de nos amours. 

La pluie par exemple dit quelque chose des orgasmes enchanteurs, enfanteurs. 

À l’écoute de certains rochers on apprend des choses sur l’âge du monde. 

Il apparaît que le temps est vieu,

 jeune heureux 

et invincible

comme Hangaa-Le-Soleil.

 Un vrai romancier à l’ancienne Lui. 

Il a toujours un way à dire à ceux qui kiffent l’écouter. 

Le soleil est un confident formidable. 

Chaque matin il réactualise ses voeux, 

sa flamme, son jeu. 

Chaque jour le soleil

régénère une histoire du don de soi. 

Un kif de feu papa. 

C’est sage, c’est fort, c’est fou, c’est unique, c’est incandescent, c’est vif, c’est brillant, c’est furieux, c’est vital, c’est plus fort que les vanités ordinaires à la mode.

Tous ces conflits de races, tribus, religions, partis politiques et luttes des classes.

Le soleil les surclasse.


Des fois j’oublie que la fonction première de ma bouche n’est pas le bavardage intempestif. 

J’oublie que la bouche a d’abord servi à me nourrir, me révéler le goût de la voie lactée. 

Combien de belles âmes oublient

qu’avant même qu’elles sachent trop parler elles plongeaient déjà leurs bouches dans les seins de leurs mères pour en tirer du pur lait gratuit ? 

Qui leur a appris à faire ça ?

L’Écoute. 

Elles ont écouté l’intuition première.  
Écouter pour capter ce que dit la voie du lait maternel et ce que murmure la rosée du  matin fraternel. 
Entendre ce que disent les fausses notes, les harmonies pures et les silences fertiles. Fragiles. 
Vivre toujours au plus près

de soi-même. 

Écouter l’Être

dans sa totalité,

 sa globalité, 

sa complexité.

 Entraîner les oreilles 

à l’Écoute de toutes 

les variations du temps. 


Qui nous a même fait croire qu’au commencement était La Parole ? 

Il venait d’où ce prophète bavard ? 

Ma génération croûle sous le poids des mots importés de partout. 


Pourtant chaque instant de vie ici le rappelle doucement : 

Au  commencement était l’Écoute silencieuse de soi,

L’Écoute était Dieu,

Et Dieu 

était 

l’Écoute

 elle-m’aime m’aime m’aime